
Les auditeurs de la Commission européenne visitent la Marisma Joyel pour évaluer les actions menées dans le cadre du programme CONVIVE LIFE.
Les techniciens du cabinet de conseil, mandaté par la Commission européenne pour le suivi et l’audit des projets LIFE, ont effectué une dernière visite à la Marisma Joyel avant la clôture du projet CONVIVE LIFE, mené par l’Institut d’Hydraulique de Cantabrie, dont la mairie d’Arnuero est partenaire.
Dans l’ensemble, le projet visait l’amélioration de la conservation de l’environnement et l’intégration des activités humaines dans trois estuaires du littoral cantabrique, Tina Menor, Ría Capitán et Joyel. Dans chacun de ces espaces, des circonstances différentes faisaient que l’activité socio-économique influait sur les meilleures conditions de conservation des espaces naturels protégés. À la Marisma Joyel, la mairie d’Arnuero était chargée de coordonner et de mener une série d’actions visant à améliorer l’état de conservation de l’estuaire. D’une part, des actions de formation et de qualification du personnel ainsi que de sensibilisation citoyenne ont été réalisées, tandis que, simultanément, des actions concrètes sur le terrain ont été entreprises dans le but de contrôler la prolifération des macroalgues dans l’étang du Molino de Santa Olaja, de construire une écluse permettant de maîtriser l’hydrodynamique et le niveau d’eau afin de maintenir l’habitat le plus adapté aux oiseaux migrateurs, ainsi que l’éradication d’espèces invasives telles que la chilca et le plumero.
Lors de la visite, les techniciens auditeurs ont exprimé leur satisfaction quant au travail réalisé, constatant une amélioration environnementale notable de l’estuaire, malgré les difficultés transmises par les gestionnaires municipaux, car après trois ans de mise en œuvre de mesures et de suivi, il a été possible de vérifier que le contrôle de ces aspects environnementaux nécessitera un travail continu de la part des administrations compétentes, étant donné qu’il n’a pas été possible d’éradiquer complètement les algues opportunistes, et qu’il a été observé que les baccharis envahissantes et la cortaderia ont une grande capacité de reproduction et, si une vigilance élevée n’est pas maintenue, il est possible qu’en quelques années l’amélioration environnementale atteinte soit remise en question.
Cette visite, outre le contrôle documentaire, marque la fin du projet CONVIVE LIFE, qui se clôture formellement le 20 octobre prochain après quatre ans de gestion partagée par un groupe important de partenaires. L’une des valeurs les plus marquantes du CONVIVE LIFE a consisté en la capacité de coordonner une action qui intégrait à la fois des institutions de recherche telles que l’IHC, des administrations régionales et municipales, ainsi que des représentants d’organisations de conservation et d’entreprises privées dont l’activité est liée aux estuaires.

