26 de juillet de 2021

EXPOSITION « PICASSO, VENTI POCHOIRS ORIGINALI » INAUGURÉE

L’exposition « Picasso, venti pochoirs originali » a été inaugurée le samedi 24 juillet avec un atelier pour enfants autour de la peinture, au cours duquel il a été question de proposer une approche d’une technique qui a servi à Picasso pour faire le pas vers le cubisme. Les enfants et leurs familles ont visité l’exposition de manière guidée, avant de passer à un atelier où chacun a pu expérimenter la technique du pochoir et réaliser un dessin cubiste. L’atelier aura lieu une deuxième fois le prochain samedi 31 juillet à 10 h 30, pour lequel il est indispensable de s’inscrire au préalable au tf. 676486111 ou par e-mail à info@ecoparque.info et de réserver l’une des 10 places disponibles.
L’exposition, également sur rendez-vous, pourra être contemplée jusqu’au 18 août inclus, à l’exception des lundis et mardis où l’Observatoire de l’Art restera fermé.

SÉRIE VENTI POCHOIRS ORIGINALI
Venti pochoirs originali est une édition de 1955 qui se compose de vingt œuvres réalisées pendant la période cubiste de Pablo Picasso.
Cette période est essentielle dans le parcours artistique du maître malagueño et c’est pourquoi, dans les années cinquante, il a décidé de réaliser cette série de 100 exemplaires avec la maison d’édition milanaise Silvana et des textes de Franco Russoli.
La technique du pochoir est parfaite pour ces œuvres cubistes de Picasso, car elle permet de superposer des plans et de changer les perspectives, ce qui est essentiel pour le cubisme. Elle permet aussi l’utilisation de couleurs variées, qui apparaissent dans les œuvres avec une grande luminosité.
Le thème de cette série est très varié : on y trouve des célèbres natures mortes cubistes jusqu’à des portraits féminins, sans oublier la figure du clown arlequin, et l’on peut mettre en avant plusieurs études pour l’œuvre Les Demoiselles d’Avignon.
Au total, les dessins originaux utilisés pour cette série de pochoirs couvrent une période qui commence en 1904 avec Les Misérables et se termine en 1951 avec l’œuvre Maternité à l’orange. De sorte que ces vingt œuvres nous permettent d’approcher de grandes créations sur cinq décennies, selon les mots de Russoli : « Picasso réinvente à chaque occasion tous les langages formels de la tradition, et même les signes les plus inertes et génériques de celui qui s’intéresse uniquement à la signification, et non à la réussite formelle, ainsi qu’aux fétiches symboliques ».

SUR LA TECHNIQUE DU POCHOIR
Dans notre langue, le pochoir se traduit par « estampe au pochoir » ou « pochoir » (en anglais stencil, en français on le connaît sous le nom de technique de « pochoir » ou pochoir) et il s’agit d’une technique d’impression directe par estampage au moyen d’une matrice dans laquelle on dessine, trace, découpe et masque au bistouri au préalable un design artistique, décoratif ou une information technique pour pulvériser, « motea » et appliquer de la peinture à travers des zones réservées ou des espaces ouverts préalablement supprimés par l’action des découpes, obtenant ainsi une image sur un substrat par transfert. Le pochoir est une technique d’impression qui permet de reproduire de nombreux caractères ou motifs sur différents supports. Le pochoir est également la « feuille de carton ou découpe de métal, à colorier avec un pinceau, le dessin a le contour de la découpe », d’après la définition du dictionnaire Larousse en 1874. Le stencil a été utilisé pendant des siècles à des fins très variées. Très souvent, cette technique sert à former des lettres.
Ce type d’impression est utilisé depuis l’Antiquité comme outil d’estampage au moyen de pochoirs. En Chine et au Japon, on utilisait à l’origine des cheveux humains tressés, fixés à des silhouettes de papier afin de construire ainsi un modèle ou guide portable avec un dessin ou une illustration décorative et de l’appliquer directement sous forme sérielle sur le tissu, sur les murs, les plafonds, et de manière commerciale, comme instrument pour marquer des emballages avec des sceaux et de la calligraphie en utilisant ensuite des fils de soie, qui étaient assemblés comme tissu entre les deux couches. Au Moyen Âge, on l’a employé pour colorier des cartes et des jeux de cartes, dont les images étaient préalablement gravées grâce à la technique xylographique.

Dans la première moitié du XXe siècle, ce type d’impression a été très utilisé à Paris par des artistes comme Braque, Van Dongen, Miro, Matisse, Dufy, Léger, Modigliani, Rouault et, bien sûr, Picasso. Ils avaient ainsi redécouvert cette technique d’origine japonaise qui leur permettait d’ajouter aux illustrations contemporaines une qualité inégalable.
Ces reproductions manuelles étaient réalisées dans des ateliers spécialisés à Paris et se caractérisaient par une vivacité merveilleuse des couleurs. Différents types de pochoirs, pinceaux et peintures (gouache, argent ou peinture à l’or) ont été utilisés pour produire cet effet. Pour un simple pochoir, les figures ou les textes sont découpés dans une fine feuille métallique ou en plastique. Ces pochoirs sont ensuite placés sur du papier ou sur une autre surface.
L’équipement de base pour faire du pochoir par un artiste du stencil est minimal, léger et pourrait être réduit à des instruments de dessin, des bistouris pour la découpe, des pochoirs pris dans des produits industriels dérivés de la cellulose, du plastique ou du métal ; de la peinture à base d’huile, des laques en aérosol, des rubans adhésifs, des gants et des masques anti-gaz ; en utilisant des techniques d’estampage au rouleau, au pinceau ou à l’éponge pour imprimer ses messages dans la ville avec un caractère d’urgence.

De nos jours, des artistes comme Banksy ou Vhils utilisent souvent cette technique de reproduction en créant leur art dans les rues.